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Radd al-Mazalim : restituer les droits financiers d’autrui

Guide chiite duodécimain sur le Radd al-Mazalim : recherche du titulaire, restitution autorisée et différence avec aumône, khums et zakat.

Environ 4 min de lecture

Ce guide chiite duodécimain résume des règles publiées par le Bureau de l’ayatollah al-Sistani. Les détails dépendent de votre marja et de votre situation ; ce n’est pas une fatwa personnelle.

Dans ce guide
  1. Ce que traite le Radd al-Mazalim
  2. Cherchez d’abord le titulaire du droit
  3. Le bien au propriétaire inconnu diffère
  4. Autorisation et bénéficiaire admissible
  5. Ni aumône ordinaire, ni khums, ni zakat
  6. Agissez avec soin et gardez le dossier ouvert

Ce que traite le Radd al-Mazalim

Le Radd al-Mazalim concerne un droit financier non réglé qui appartient à autrui. Dans les règles du Bureau de l’ayatollah al-Sistani, il consiste à donner à une personne pauvre admissible au nom du véritable créancier lorsque celui-ci, ou ses héritiers, ne peut être identifié ou atteint. [1][2]

Son objet n’est pas la générosité générale, mais la libération d’un droit précis. Une dette établie envers un créancier inconnu et un bien au propriétaire inconnu sont proches, mais non identiques. [1][2]

Cherchez d’abord le titulaire du droit

La règle 929 indique que celui sur qui pèse une obligation financière établie doit chercher le créancier, ou les héritiers si nécessaire, lorsqu’il est raisonnablement possible de les identifier. La règle 930 traite autrement un groupe limité de créanciers possibles. L’incertitude ou la difficulté ne transforme pas seule un droit connu en Radd al-Mazalim. [1]

À titre de conseil pratique, conservez le montant, les dates, les noms, les démarches de contact et les éléments de preuve. Cela aide à interroger le bureau du marja, mais ne décide pas de l’effort de recherche suffisant. [1]

Le bien au propriétaire inconnu diffère

Les règles 1454 à 1461 distinguent le bien dont le propriétaire est inconnu. S’il n’est pas menacé de perte, il ne faut normalement ni le prendre ni en prendre possession. Le prendre sans autorisation relève de l’usurpation et engage la responsabilité, sauf consentement ou abandon connu. [2]

Si le bien risque d’être perdu, ces règles permettent de le conserver. La recherche continue tant que retrouver le propriétaire reste possible. Après cet espoir, une aumône en son nom est prévue avec le bien, son produit ou sa valeur estimée. Par précaution obligatoire, l’aumône, la vente, la prise du bien contre sa valeur et l’évaluation exigent l’autorisation religieuse. [2]

Autorisation et bénéficiaire admissible

Pour un créancier inconnu parmi un groupe non limité, quand l’espoir de le trouver a cessé, la règle 930 demande de donner la dette comme Radd al-Mazalim au nom du véritable créancier. Par précaution obligatoire, elle exige l’autorisation de l’autorité religieuse ou de son représentant. [1][2][3]

Selon les règles 931 à 939, le bénéficiaire est un musulman pauvre admissible et un chiite duodécimain. Il ne peut être une personne dont l’entretien est obligatoire pour le payeur. Une dépense pour un lieu ou événement religieux non destiné à un pauvre n’acquitte pas ce devoir. Demandez les détails à votre marja. [1][2][3]

Ni aumône ordinaire, ni khums, ni zakat

L’aumône ordinaire peut être un don volontaire. Le Radd al-Mazalim est donné au nom d’une personne inconnue dont le droit financier demeure non réglé. Un don à une personne dans le besoin ne règle pas de lui-même ce droit précis. [4]

Le khums et la zakat ont aussi leurs causes, autorisations, bénéficiaires et règles. La règle 1337 dit que le Radd al-Mazalim, le khums, la zakat, la kaffarah et les fonds similaires doivent chacun remplir leurs conditions. Ne changez pas le titre d’un versement sans avis. [4]

Agissez avec soin et gardez le dossier ouvert

Les règles de Sistani précisent, par précaution obligatoire, que la responsabilité peut demeurer si le créancier ou le propriétaire apparaît plus tard et n’accepte pas l’aumône faite en son nom. Il faut donc tenter réellement de joindre le titulaire du droit d’abord. [1][2][3]

Avant d’agir, préparez le droit concerné, pourquoi son titulaire est introuvable, les recherches faites et la manière dont le montant a été établi. Un guide général ou un transfert d’argent ne confirme pas l’acquittement d’un devoir personnel. Obtenez une réponse de votre marja. [1][2][3]

Sources

  1. Bureau de l’ayatollah al-Sistani — Créancier inconnu, règles 929–930
  2. Bureau de l’ayatollah al-Sistani — Bien au propriétaire inconnu, règles 1454–1461
  3. Bureau de l’ayatollah al-Sistani — Bénéficiaires du Radd al-Mazalim, règles 931–939
  4. Bureau de l’ayatollah al-Sistani — Conditions des fonds aux titres distincts, règle 1337

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